Fondée en 2015, l’Académie de flamenco d’Arles voit son engagement salué par ses pairs andalous

À Arles, l’Académie de flamenco célèbre une reconnaissance rare : depuis novembre 2025, elle partage avec le centre marseillais Solea le label de l’Escuela de Flamenco de Andalucía (EFA), alors que cette institution distingue habituellement un seul centre de formation par pays hors d’Espagne. Fondée en 2015, la structure arlésienne voit ainsi son engagement salué par ses pairs andalous et confirme la place du flamenco dans le paysage culturel local.

Pour marquer l’événement, sa directrice Pia Kefaloucos remonte seule sur scène lors d’un tablao, une première depuis 2022. La célébration se prolonge les 25 et 26 septembre 2026 avec des initiations gratuites en plein air et un bal sévillan : deux jours pour découvrir une danse vivante, entre transmission, musique et partage. 🎶

Une reconnaissance exceptionnelle pour l’Académie de flamenco d’Arles

L’Escuela de Flamenco de Andalucía fait référence dans la formation au flamenco et à la danse espagnole. Jusqu’en novembre 2025, le centre Solea, à Marseille, était le seul établissement reconnu par l’EFA en France. Sa fondatrice et directrice, Maria Pérez, a accepté de partager cette distinction avec Pia Kefaloucos.

Ce choix tient aussi à la géographie : Arles et Marseille ne sont pas en concurrence directe, souligne la directrice arlésienne. Pour l’Académie, cette reconnaissance vient distinguer un travail engagé depuis sa fondation, tout en inscrivant davantage la ville dans un réseau de transmission tourné vers l’Andalousie.

De Jerez à Arles, une transmission du flamenco au quotidien

Formée dans la tradition de Jerez, Pia Kefaloucos dirige également la compagnie Solo Compas. À l’Académie, les cours et les stages s’adressent à différents âges et niveaux, autour du flamenco et des sévillanes. Une salle de danse et un tablao andalou permettent d’allier apprentissage technique et pratique scénique.

Pour une personne qui pousse la porte pour la première fois, l’initiation offre une entrée concrète dans cet art : écouter le compas, trouver les appuis, puis coordonner les gestes et les déplacements. L’enjeu ne se limite pas à apprendre une chorégraphie ; il s’agit aussi de comprendre une culture où le rythme, le chant et la danse se répondent. 💃

Le tablao de Pia Kefaloucos au cœur des festivités

Le vendredi 25 septembre 2026 à 19 h 30, Pia Kefaloucos se produit seule dans Cuando faltan las palabras hablan las manos, que l’on peut traduire par « Quand les paroles manquent, les mains parlent ». Le spectacle se tient à la Maison de la vie associative d’Arles.

La danseuse retrouve sur scène Antonio Cortes à la guitare et son fils Yannis Kefaloucos au chant, rejoint par Mateo Campos. Le tablao donne à voir la proximité entre interprètes et public : les gestes, les rythmes et les réponses musicales composent un échange vivant, au plus près de l’émotion. ✨

📅 Moment📍 Programme annoncé🎭 À retenir
Vendredi 25 septembre, 19 h 30Tablao à la Maison de la vie associativeSpectacle de Pia Kefaloucos avec guitare et chant
Samedi 26 septembreInitiations gratuites en plein airDécouverte du flamenco et des sévillanes
Samedi 26 septembreBal sévillanUn temps festif ouvert au partage

Deux journées pour découvrir la culture andalouse à Arles

La fête ne se limite pas au spectacle du vendredi. Le lendemain, les initiations gratuites et le bal sévillan invitent habitants et visiteurs à participer, même sans expérience préalable. Ces rendez-vous donnent à la reconnaissance de l’EFA une dimension concrète : la transmission se poursuit hors du studio, à la rencontre du public.

Au fil des deux journées, plusieurs facettes de la pratique se dévoilent :

  • 🎵 Le compas, pour ressentir la pulsation qui guide la danse et la musique.
  • 💃 Les sévillanes, abordées dans un cadre convivial et accessible aux débutants.
  • 🤝 Le partage, grâce aux initiations et au bal qui réunissent curieux, élèves et passionnés.

À Arles, cette programmation relie ainsi formation, scène et participation. L’Académie affirme son ancrage local tout en faisant vivre un héritage artistique venu d’Andalousie.

Source: www.laprovence.com