Arles célèbre le retour exceptionnel d’un chef-d’œuvre de Réattu, redonnant vie à une part précieuse de son patrimoine artistique. Peinte en 1826, cette toile monumentale, longtemps oubliée et endommagée, renaît au cœur du musée éponyme après une restauration minutieuse de près de huit mois. Véritable trésor historique, Narcisse se mirant dans les eaux de la fontaine Liriope illustre l’alliance parfaite entre art, histoire et culture locale, réaffirmant le rôle essentiel d’Arles comme foyer artistique majeur.
Cette renaissance s’inscrit dans un vaste projet de modernisation du musée Réattu, valorisant à la fois la collection et la mémoire culturelle d’une ville millénaire. Au-delà de la simple réapparition d’une œuvre, c’est tout un pan de l’histoire arlésienne et de la prodigieuse créativité de Jacques Réattu qui est sublimé, éclairant la scène artistique contemporaine et enrichissant le dialogue entre passé et présent.
La renaissance d’un chef-d’œuvre oublié : une œuvre majeure de Jacques Réattu dévoilée à Arles
Après plus de deux siècles, la redécouverte et la présentation publique de Narcisse se mirant dans les eaux de la fontaine Liriope au musée Réattu marque une étape historique dans la préservation du patrimoine arlésien. Cette peinture de très grand format (293 x 230 cm) avait été léguée au musée en 1868, mais était restée roulée et protégée des regards, victime des ravages du temps, notamment les moisissures et dégâts d’eau causés par un stockage inadéquat.
Le retour de cette œuvre mythologique inspirée des Métamorphoses d’Ovide s’inscrit dans le cadre d’un ambitieux projet, Réattu réinventé, visant à renouveler la présentation des collections du musée tout en valorisant la riche histoire culturelle d’Arles. Sa restauration au CICRP de Marseille a permis de traiter les altérations et de stabiliser la toile, lui rendant enfin sa dimension spectaculaire et son éclat d’origine.
L’importance de la restauration et sa contribution à la sauvegarde du patrimoine artistique d’Arles
Le projet de restauration de cette œuvre emblématique a duré environ huit mois, un travail délicat et complexe financé par la Ville d’Arles, la DRAC et l’association des Amis du musée Réattu. Cette opération souligne l’engagement local fort dans la protection du patrimoine matériel, moteur d’une dynamique culturelle rayonnante.
Cette démarche de conservation va bien au-delà de la simple réhabilitation esthétique : elle ramène à la vie une pièce d’histoire artistique, renforçant la vocation d’Arles en tant que capitale culturelle et artistique. Elle permet aussi de sensibiliser les visiteurs à l’importance des efforts continus en matière de restauration et de sauvegarde, une thématique étroitement liée à l’image même de la ville, qui abrite de nombreux sites patrimoniaux comme les monuments romains et romans.
Les principaux acteurs de la restauration et leurs rôles
- 🏛️ Ville d’Arles : financement et soutien logistique
- 🎨 CICRP Marseille : expertise technique et intervention directe
- 🤝 Association des Amis du musée Réattu : mobilisation citoyenne et levée de fonds
- 🏛️ DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur : subvention culturelle nationale
| Aspect de la restauration 🛠️ | Description 📋 | Résultat attendu 🌟 |
|---|---|---|
| Traitement des moisissures | Élimination des champignons et agents biologiques nuisibles | Préservation de la toile et prévention de nouvelles dégradations |
| Stabilisation | Renforcement des fibres du tissu et consolidation de la structure | Réduction des risques de déchirure et fragilité |
| Remise en extension | Pose sur un nouveau châssis adapté à la taille de l’œuvre | Redonne tension optimale et présentation valorisée |
Un projet muséal inédit : “Réattu réinventé” entre innovation et mémoire culturelle
Le musée Réattu, à travers son vaste programme Réattu réinventé, repense profondément la manière dont l’art, l’histoire et la culture d’Arles sont mis en valeur. Dès décembre dernier, la réorganisation des collections a permis de mieux raconter l’histoire de la ville à travers ses œuvres majeures, avec un accent notable sur la place retrouvée du grand tableau de Réattu.
Cette métamorphose du musée illustre un équilibre subtil entre respect des traditions et ouverture vers un public moderne, tout en continuant à célébrer la richesse des trésors locaux. C’est aussi un exemple d’effort concerté entre acteurs publics et associatifs pour renforcer l’attractivité culturelle d’Arles, un enjeu crucial pour la dynamique touristique de la cité.
La visite recommandée jusqu’au 29 mars 2026 offre une opportunité précieuse de découvrir cette œuvre exceptionnelle et de s’imprégner de l’atmosphère unique d’un musée en pleine transformation. Pour prolonger cette immersion dans la culture locale, la découverte d’une liste de chambres d’hôtes de charme à Arles révèle également des adresses authentiques qui complètent idéalement une escapade culturelle.
Des liens forts entre patrimoine et développement touristique local
Ce retour d’un chef-d’œuvre inconnu depuis des décennies rappelle que la conservation du patrimoine est un levier essentiel du tourisme à Arles. La ville, réputée pour ses sites romains, romans et son histoire riche, continue d’attirer visiteurs et passionnés d’art grâce à de telles initiatives qui embellissent son paysage culturel.
Des événements artistiques comme la célébration taurine ou encore les expositions photographiques aux Rencontres d’Arles complètent et dynamisent une offre touristique qui mêle authenticité et qualité.
Source: www.objectifgard.com
